57 blessés, dont 48 policiers : à Toulouse aussi, la manifestation des « gilets jaunes » a dégénéré

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Pendant plusieurs heures samedi, la ville rose a été le théâtre de face-à-face très tendus entre des groupes de manifestants et les forces de l’ordre.

Cinquante-sept personnes, dont 48 policiers, ont été blessées samedi lors de la manifestation des gilets jaunes à Toulouse, théâtre pendant plusieurs heures de face-à-face très tendus entre des groupes de manifestants et les forces de l’ordre, a annoncé dimanche la préfecture dans un communiqué.

Sur les 48 policiers blessés, 5 ont été hospitalisés. Ils sont ressortis de l’hôpital et se sont vu prescrire une « interruption temporaire de travail allant de un à dix jours », selon le communiqué de la préfecture. Selon le communiqué de la préfecture, ce sont « plus d’une centaine de casseurs » qui s’en sont pris aux forces de l’ordre. Seize personnes ont été interpellées, « dont 4 suite au pillage de 2 magasins en centre-ville », précise la préfecture.

Feux et barricades

Pendant plusieurs heures, samedi, des heurts ont opposé des groupes de manifestants, certains casqués ou cagoulés, porteurs de foulards et de lunettes de plongée, aux CRS. Ces derniers ont fait usage d’un très grand nombre de grenades lacrymogènes, notamment quand les manifestants ont tenté de prendre la direction de la gare SNCF. Certains d’entre eux ont lancé des projectiles sur les CRS. Repoussés sur le grand boulevard qui enserre le centre historique de Toulouse, des groupes de manifestants ont allumé des feux, érigé des barricades avec des barrières et du matériel de voirie notamment.

Des manifestations très tendues à Albi, Tarbes ou Narbonne

Dans un communiqué publié dimanche, le syndicat Unité-SGP Police FO de Midi-Pyrénées a condamné un « déferlement de haine et de violence » à l’encontre des forces de l’ordre, partout dans la région. De nombreuses manifestations de « gilets jaunes » s’y sont déroulées samedi, parfois très tendues, comme à Albi, Tarbes, ou Narbonne où une barrière de péage a notamment été incendiée dans la nuit de samedi à dimanche par un groupe de quelque 200 casseurs.

« Depuis 3 semaines, les forces de l’ordre sont durement impactées par ces mouvements sociaux qui se transforment en guérillas urbaines, et sont à présent épuisées », souligne Didier Martinez, le secrétaire général du syndicat pour l’Occitanie. Didier Martinez reprend dans le communiqué les termes du secrétaire général national de son syndicat, Yves Lefebvre, appelant « le président (de la République) et le gouvernement à prendre enfin leurs responsabilités ».

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