Bordeaux et Thierry Henry, ça se précise

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Coup de foudre au Haillan ? En quête d’un successeur à Gustavo Poyet dont la mise à pied devrait déboucher vendredi sur un licenciement, Bordeaux a misé sur Thierry Henry, champion du monde 1998 prêt à son tour à franchir le pas.

On en oublierait presque que les Girondins sont actuellement en Belgique pour préparer leur barrage aller de Ligue Europa contre La Gantoise, dernière étape pour s’offrir un automne européen, sous la férule de l’intérimaire Éric Bedouet.

Depuis jeudi dernier et la sortie virulente de Poyet à l’égard de sa direction, c’est la recherche d’un nouveau coach qui accapare le quotidien de la direction bordelaise. Et elle n’a pas été vaine.

Le nom de l’ancien crack des Gunners, cité au Haillan dès vendredi au même titre que ceux de Laurent Blanc, Jürgen Klinsmann, Claudio Ranieri, Jocelyn Gourvennec ou encore Rémi Garde, revient avec insistance ces dernières heures et les chances de le voir débarquer à la tête des Girondins sont montées en flèche.

Selon RMC Sport, le recordman des buts en équipe de France aurait même dit oui aux Girondins. Selon 20 Minutes, il doit se rendre jeudi aux États-Unis pour rencontrer les Américains de GACP, qui deviendront officiellement propriétaires des Girondins le 28 septembre prochain à l’issue d’un vote à Bordeaux-Métropole.

Pour l’heure, aucun dirigeant ne veut ou ne peut confirmer ce mariage en raison: la procédure de licenciement enclenchée contre Poyet, dans les faits toujours en poste, prendra fin vendredi.

L’aval de Wenger

A 41 ans, celui qui vient de faire ses premières armes en Belgique comme adjoint en charge des attaquants des Diables Rouges – la Fédération belge ne désespérait pas récemment encore de le convaincre de passer premier adjoint du sélectionneur Roberto Martinez – deviendrait le septième champion du monde 1998 à épouser la carrière de coach principal, après Didier Deschamps, Laurent Blanc, Lionel Charbonnier, Bernard Diomède, Zinédine Zidane et Patrick Vieira.

Dernièrement, l’entourage de l’idole d’Highbury s’est renseigné sur les us et coutumes des Girondins, le contexte bordelais mais aussi sur les arguments sportifs et financiers que doit apporter GACP, appelé à valider in fine sa candidature.

En coulisses, son profil, ses connaissances du football, ont fait l’unanimité et il a même reçu l’aval d’Arsène Wenger, son ancien manager à Arsenal, via le quotidien Corse-Matin: «Oui, il a envie de le faire. Il est intelligent et il en a les qualités. La question existentielle que l’on se pose toujours, c’est de savoir si on est prêt à sacrifier sa vie pour le métier d’entraîneur».

Par le passé, les Girondins ont donné deux fois leur chance à des novices. En 2007 d’abord avec Laurent Blanc pour une réussite insolente (champion de France et Coupe de la Ligue en 2009) synonyme de tremplin vers les Bleus et le Paris SG; puis en 2014 à Willy Sagnol, en le débauchant des Espoirs français, mais l’idylle s’est conclue par un divorce en mars 2016.

Risque assumé ?

En terme d’image, l’arrivée d’Henry permettrait à Bordeaux de redevenir un peu plus glamour que ces dernières saisons où il vivotait derrière le Top 4, au grand désespoir de ses supporteurs inquiets par ailleurs de la tournure de la passation des pouvoirs à venir.

En rejoignant ce Bordeaux-là, instable avec ses entraîneurs depuis la fin de l’ère Laurent Blanc en 2010, qui s’est affaibli durant l’intersaison avec la perte du Brésilien Malcom parti à Barcelone et pointe à une décevante 18e place en L1 cette saison après deux journées, Henry prendrait de son côté un risque pour la suite de sa carrière d’entraîneur en cas d’échec.

Une donnée que +Titi+ a assurément mesurée, de même que les moyens qui seront mis à sa disposition pour les neuf derniers jours du mercato.

Sur ce point, le temps presse vraiment. Pour son barrage aller, Bordeaux rêvait de se présenter à Gand avec un nouvel avant-centre fraichement débarqué.

Mais à force de tâtonner, le dossier du Brésilien Pedro (21 ans, 1,85 m), l’actuel meilleur buteur de son championnat avec Fluminense et convoqué pour la première fois par son sélectionneur Tite pour les matches amicaux de septembre, n’a toujours pas abouti. Et les plans B qui circulent ne suscitent guère d’enthousiasme chez les décideurs girondins.

A voir désormais si l’aura ou le carnet d’adresse d’Henry ne vont pas changer cette donne.

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