Des centaines de manifestants à Alger contre un 5e mandat de Bouteflika

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Alors que les manifestations sont interdites dans la capitale algérienne depuis 2001, des centaines de personnes sont sorties dans les rues pour affirmer leur refus d’un nouveau mandat du président Bouteflika.  

Plusieurs centaines de manifestants défilent vendredi contre le 5e mandat que brigue le président algérien Abdelaziz Bouteflika, dans le centre d’Alger où toute manifestation est officiellement interdite depuis 2001.

« Ni Bouteflika, ni Saïd ».

« Pas de 5e mandat », « Ni Bouteflika ni Saïd » (frère du chef de l’État, souvent perçu comme son successeur potentiel), scandent les manifestants, des jeunes dans l’immense majorité, défilant dans les rues autour de la Grande-Poste, en plein centre de la capitale algérienne. La police, déployée en nombre, n’est pas intervenue dans l’immédiat.

Survolé par un hélicoptère des forces de l’ordre, le cortège, dans lequel plusieurs drapeaux algériens sont visibles, s’est formé à partir de différents points de la ville, à l’issue de la grande prière hebdomadaire musulmane. « Ouyahia, dégage! », chantent également les manifestants, en référence au Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Des heurts ont ensuite éclaté entre la police et des centaines de manifestants se dirigeant vers la présidence de la République. Repoussés une première fois, les manifestants, bloqués par un cordon de police, par des tirs de gaz lacrymogènes, ont répliqué par des jets de pierre et de projectiles divers contre les policiers interdisant l’accès aux routes menant à la présidence.

Des mobilisations à Oran et Sétif.

Plusieurs appels à manifester ce vendredi ont été lancés sur les réseaux sociaux, sans que le mouvement apparaisse pour l’heure très structuré. Plusieurs rassemblements ont été signalés dans la matinée, le plus important à Annaba, à environ 400 km à l’est d’Alger. La presse algérienne a également fait état de protestations d’ampleur variable à Oran, deuxième ville du pays, à environ 400 km à l’ouest d’Alger, à Tiaret et Relizane, ou encore à Sétif.

Au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, a annoncé le 10 février dans une lettre-programme à la Nation qu’il briguerait un 5e mandat lors de la prochaine présidentielle, mettant fin à des mois d’interrogations sur ses intentions. Le président algérien a subi un accident vasculaire cérébral en 2013 qui a affecté sa mobilité.

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