Des investissements en faveur du climat toujours insuffisants

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Les investissements pour le climat dépassent désormais les 40 milliards d’euros mais « les besoins en la matière sont compris entre 50 et 70 milliards d’euros par an », note l’Institute for Climate Economics (I4CE) dans son panorama annuel publié lundi.

Les investissements en faveur du climat ont progressé en France mais restent toujours très inférieurs à ce que le pays devrait mobiliser pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, selon un rapport du groupe de réflexion I4CE, publié lundi.

Des investissements inférieurs aux besoins

Les investissements pour le climat dépassent désormais les 40 milliards d’euros mais « les besoins en la matière sont compris entre 50 et 70 milliards d’euros par an », note l’Institute for Climate Economics (I4CE), émanant de la Caisse des Dépôts, dans son panorama annuel. Les investissements ont pourtant progressé depuis trois ans, tirés par les efforts en faveur de l’efficacité énergétique. « Mais cette hausse est trop timide pour combler le déficit d’investissement annuel », remarque le groupe de réflexion.

Un retard qui pourrait encore s’accentuer

Ce constat prend comme référence les objectifs fixés par la France dans sa stratégie nationale bas-carbone – qui vise la neutralité carbone en 2050 – et sa politique pluriannuelle de l’énergie (PPE). Mais la France s’apprête à revoir ces objectifs, si bien que l’écart entre les besoins et la réalité pourrait encore s’élargir.

« Le retard pris entre 2016 et 2018 représente des investissements manqués à hauteur de 40 à 90 milliards d’euros. Pour rattraper ce retard entre 2019 et 2023 et couvrir les besoins initiaux, il faudrait investir entre 55 et 80 milliards d’euros par an », note le rapport.

Des énergies fossiles encore trop utilisées

Les écarts d’investissement sont importants dans les secteurs de la rénovation des bâtiments, les véhicules bas-carbone et dans le déploiement des réseaux de chaleur. L’Institut note au passage que le pays investit deux fois plus dans les énergies fossiles dont l’usage est défavorable au climat. « De l’ordre de 70 milliards sont investis annuellement dans des véhicules [souvent] ou des chaudières [parfois] qui consomment trop d’énergies fossiles », relève le rapport.

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