Donald Trump écarte la perspective d’une interdiction des fusils d’assaut

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Après les trois fusillades qui ont endeuillé les États-Unis en deux semaines, le président américain a affirmé qu’il n’y avait pas d' »appétit politique » pour interdire les fusils d’assaut.

Donald Trump a affirmé mercredi qu’il n’y avait pas assez de soutien politique pour interdire la vente de fusils d’assaut utilisés lors de trois fusillades qui ont endeuillé les Etats-Unis en moins de quinze jours.

Plus de contrôle pour les personnes avec des troubles mentaux

Le président américain a en revanche affirmé qu’il soutenait l’adoption d’une loi qui empêcherait les personnes souffrant de troubles mentaux de pouvoir acquérir des armes. « Il est important de vérifier les antécédents. Je ne veux pas mettre des armes dans les mains de gens instables mentalement, ou de gens enragés, ou haineux, de gens malades. Je suis complètement pour » une telle législation, a-t-il déclaré aux journalistes à Washington, avant de partir sur les lieux de deux fusillades qui ont fait 31 morts ce week-end.

Deux jeunes tireurs ont, à moins de 13 heures d’intervalle, fait 22 morts à El Paso, dans le Texas, puis neuf à Dayton, dans l’Ohio. Avant ces tueries, un autre homme avait tué trois personnes à Gilroy, en Californie, le 28 juillet. Tous trois étaient armés de fusils d’assaut facilement accessibles aux États-Unis.

Près de deux tiers des Américains favorables à l’interdiction

Interrogé sur sa volonté d’interdire ces armes, Donald Trump a écarté cette perspective. « Je peux vous dire qu’il n’y a pas d’appétit politique pour le faire pour l’instant », a-t-il répondu. « Je ne peux faire que ce que je peux. Je pense qu’il y a un grand appétit pour faire quelque chose pour s’assurer que les gens instables mentalement et gravement malades ne possèdent pas d’armes à feu. Et je n’ai jamais vu un appétit aussi fort qu’en ce moment », a souligné Donald Trump.

Des fusils d’assaut ont été employés dans les fusillades les plus meurtrières de la dernière décennie. Après chaque tuerie, le soutien pour leur interdiction – comme ce fut le cas de 1994 à 2004 – monte mais les sondages fluctuent. En mai, 63% des personnes interrogées étaient favorables à l’interdiction de leur vente, selon un sondage Quinnipiac.

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