Féminicide à Cagnes-sur-Mer : l’auteur présumé mis en examen et écroué

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Le corps d’une jeune femme de 21 ans avait été découvert samedi à Cagnes-sur-Mer. Le suspect, qui nie être l’auteur des violences, a été placé en détention provisoire mardi. 

L’auteur présumé de l’agression mortelle de Salomé G., le compagnon de cette jeune femme de 21 ans dont le corps avait été retrouvé samedi à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, a été mis en examen et placé en détention provisoire mardi, a-t-on appris auprès du parquet.

Une information judiciaire avait été ouverte par le procureur de la République de Grasse du chef de « meurtre par concubin ». Amin, 26 ans, est soupçonné d’avoir battu à mort sa compagne après une dispute dans la nuit de vendredi à samedi. Son corps avait été retrouvé samedi midi sous un tas de détritus dans une impasse.

L’IGPN saisie

Des riverains, témoins de l’agression, avaient alerté la police, mais l’équipage qui s’était rendu « rapidement sur les lieux », n’avait découvert aucun élément relatif à l’agression, selon le parquet. L’IGPN a été saisie afin d’établir avec précision les conditions d’intervention des effectifs de police.

« Entre le moment de l’appel et la présence sur place d’une première équipe de policiers, il s’est passé onze minutes », a indiqué mardi soir le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur France 3. « A deux heures du matin, entre le moment de l’appel, le fait d’armer un équipage et de venir sur le lieu précis, ce n’est pas beaucoup mais en tous les cas, ça a été trop », a-t-il ajouté. « En plus le corps aurait été retrouvé (…) à près de 300 mètres de l’endroit où le signalement avait eu lieu mais dans tous les cas, c’est un échec de notre intervention », a conclu le ministre.

Le suspect n’a pas de casier judiciaire

Ce sont finalement des images de vidéosurveillance qui ont permis de retrouver le suspect de 26 ans. « Il a contesté être l’auteur des violences et a prétendu avoir quitté les lieux après la dispute », avait indiqué lundi soir le parquet dans un communiqué, sans préciser mardi si sa position avait changé dans les heures suivantes de sa garde à vue.

Le suspect n’a pas de casier judiciaire, ni de pathologie mentale, selon une première expertise. « Il n’apparaît pas que la victime ait déjà dénoncé des faits de violences dont elle aurait été l’objet de sa part », a aussi précisé le parquet.

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