La Bourse de Paris toujours en berne à mi-séance

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La Bourse de Paris restait maussade lundi à mi-séance (-0,97%), les investisseurs restant sur des positions vendeuses, frileux après la forte chute enregistrée par Wall Street vendredi.

A 11H55 (10H55 GMT), l’indice CAC 40 cédait 52,25 points à 5.312,73 points dans un volume d’échanges de 1,2 milliard d’euros. Vendredi, il avait fini en net repli de 1,64%.

La cote parisienne a ouvert en baisse avant de creuser ses pertes, dans le sillage de la contre-performance de Wall Street, où le Dow Jones a subi sa plus forte baisse depuis juin 2016.

En cause notamment: la hausse marquée du marché obligataire depuis fin décembre, qui s’est encore accentuée après un rapport sur l’emploi américain de bonne facture.

La progression salariale a en effet relancé les anticipations d’inflation, avec à la clef une potentielle accélération du rythme de resserrement monétaire par la banque centrale américaine (Fed).

«Le CAC efface la quasi-totalité de ses gains engrangés au début de l’année. Alors que les économistes réclament de l’inflation depuis plus de deux ans, quand celle-ci se profile, les marchés s’affolent», analyse dans une note Franklin Pichard, directeur général délégué de Kiplink Finance.

«La hausse surprise des salaires aux Etats-Unis en janvier a provoqué une hausse des taux souverains et renforce le schéma d’un retour durable à l’inflation, alimenté par ailleurs par les cours des prix du pétrole», ajoute le spécialiste.

«De surcroît, les politiques monétaires des banques centrales exacerbent la volatilité, à l’image de la Fed dont le discours pouvait laisser supposer jeudi dernier qu’elle ne se contenterait pas de trois hausses des taux», souligne M. Pichard.

S’ils restent attentifs au marché obligataire, les investisseurs vont aussi se plonger dans la saison des résultats d’entreprises, plusieurs mastodontes publiant les leurs dans les jours à venir.

Du côté des indicateurs, la croissance de l’activité privée en zone euro a continué à s’accélérer en janvier, atteignant un pic de près de 12 ans.

La France a de son côté publié une activité du secteur privé en forte croissance.

Outre-Manche, les ventes de voitures neuves ont reculé de 6,3% en janvier sur un an, poursuivant leur repli de l’an dernier.

Sur le front des valeurs, Capgemini cédait 1,52% à 103,75 euros après avoir annoncé l’acquisition de la société américaine LiquidHub pour environ 400 millions d’euros.

Sanofi cédait 0,86% à 69,35 euros. Le groupe a informé les autorités philippines qu’il n’allait pas rembourser le coût des doses utilisées d’un vaccin contre la dengue que Manille a suspendu en raison de ses inquiétudes pour la santé publique.

Maurel et Prom reculait de 1,46% à 3,70 euros, sans profiter d’un chiffre d’affaires en progression en 2017 grâce à la hausse des cours du brut.

Bic remontait de 1,29% à 86,10 euros après avoir été lourdement pénalisé la semaine dernière en raison d’un avertissement sur résultats.

Les valeurs du secteur technologique étaient dans le rouge, dans le sillage du Nasdaq qui a perdu plus de 3% la semaine écoulée. Soitec lâchait 3,28% à 60,45 euros, STMicroelectronics se repliait de 0,54% à 18,40 euros, tandis qu’Ubisoft reculait de 2,27% à 66,30 euros.

mm

Prof d'économie et gestion, je rédige des articles pour lenouvelhebdo.fr dans toutes les rubriques du site selon l'actu du moment.

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