Pour ses 100 ans, le maillot jaune du Tour de France innove

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Un maillot jaune différent chaque jour, c’est le défi que s’est lancé le Tour de France, pour retracer un siècle d’histoire, à l’occasion des 100 ans du maillot jaune.

Le Tour de France ne débute qu’en juillet, mais les préparatifs ont déjà commencé. Cette année, le célèbre maillot jaune fête ses 100 ans, et la direction de la Grande Boucle a décidé d’innover. Pour le centenaire, ce sont 19 maillots jaunes différents qui seront portés, avec chaque jour, un coureur ou un lieu mis à l’honneur.

L’Arc de Triomphe, Bernard Hinault ou Eddy Merckx en têtes d’affiche

À chaque étape son maillot jaune. Tous les jours, le leader du classement général est récompensé par un maillot distinctif, le célèbre maillot jaune. Pour le centenaire de ce symbole du Tour de France, la direction de la course et le Coq sportif, l’équipementier, ont décidé d’associer une légende du tour ou un lieu mythique à une étape. Lors de la deuxième étape, qui arrive à Bruxelles, le premier porteur du maillot jaune arborera par exemple l’Atomium sur son torse, en souvenir du Grand Départ du Tour de la capitale belge, en 1958, l’année de l’Exposition universelle. La cathédrale de Reims, la place du capitole, le pont du Gard, ou encore l’Arc de Triomphe, pour la dernière étape, sont notamment au programme des maillots jaunes.

Outre les monuments historiques, les visages des légendes de la Grande Boucle seront également à l’honneur. Ainsi, Eugène Christophe, premier porteur du maillot jaune en 1919, sera sur le maillot du leader du classement général lors de la treizième étape, et Bernard Hinault, dernier vainqueur français, sera visible sur le maillot jaune lors de l’arrivée à Saint-Étienne, où il avait franchi la ligne d’arrivée ensanglanté en 1985. Eddy Merckx, 50 ans après sa première victoire sur le Tour sera lui à l’honneur lors de la troisième étape, la dernière en Belgique. « Ce sera quelque chose de vraiment particulier pour les 100 ans du maillot jaune », se félicite Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France. « Des maillots jaunes dont on pourra dire dans quelques années ‘ce maillot jaune là, c’était sur telle étape' ».

« J’ai couru avec des maillots qui sentaient le phoque »

Si Bernard Hinault aura les honneurs d’une étape, les maillots ont bien changé depuis son époque. « J’ai couru avec des maillots en laine, qui sentaient le phoque quand il pleuvait », se rappelle-t-il, plein d’humour. « Et puis il y a eu l’évolution des nouveaux matériaux qui sont arrivés, et aujourd’hui, on a des choses magnifiques ». Les maillots sont effectivement plus proches du corps qu’auparavant, comme l’explique à Europe 1 le directeur de l’usine de Romilly, où sont conçus les maillots jaunes du Tour de France, que le Coq sportif a décidé de produire intégralement en France : « Ce sont des produits proches du corps, avec des matières élastiques, parce que les coureurs ne veulent pas avoir de prise au vent. Mais à la coupe ce sont des matières plus difficiles à maîtriser, comme si c’était du chewing-gum ». Les maillots seront en tout cas fin prêts pour le 6 juillet, jour du départ du Tour.

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