Relocalisations, croissance : le numéro 2 de la Société Générale évoque les conséquences du Brexit

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Philippe Heim, le directeur général délégué de la Société Générale était l’invité de l’interview éco, jeudi sur Europe 1.

INTERVIEWÀ quelques jours des élections européennes, l’ombre du Brexit plane sur le scrutin. Dans l’interview éco d’Europe 1, le directeur général délégué de la Société Générale, Philippe Heim, évoque les conséquences d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

En France, le contexte économique est porteur

« La croissance se tient bien en France, c’est une constance du marché français depuis dix ans », souligne d’abord Philippe Heim au micro d’Europe 1. Pour le directeur général délégué de la Société Générale, la France fait même figure de bon élève, comparée à certains de ses voisins comme l’Allemagne ou l’Italie, qui montrent des signes de faiblesse. « Aujourd’hui en France, le contexte économique est porteur. (…) Au sein de la zone Euro, la France est une des économies les plus dynamiques », affirme Philippe Heim.

300 collaborateurs relocalisés en vue du Brexit

Que ce soit la décision de Washington de placer Huawei sur liste noire, ou encore la perspective du Brexit, Philippe Heim explique rester très vigilant vis-à-vis de ces contextes internationaux, qui pourraient impacter l’économie mondiale. « Les conditions du Brexit font partie de ces éléments qui sont susceptibles de nous coûter quelques dixièmes de points de croissance », estime l’homme d’affaires, ajoutant tout de même : « Je préfère être optimiste. (…) Ce dossier commercial trouvera une issue positive. »

Quoi qu’il en soit, une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne aura forcément des conséquences pour la Société Générale. « En tant que banque européenne, nous sommes sans doute l’une des institutions les moins impactées », tient tout de même à relativiser Philippe Heim. « Pour nous, il s’agit essentiellement de relocaliser, à Paris, nos opérateurs de marchés qui servaient des clients continentaux », annonce-t-il. Au total, ce sont près de 300 collaborateurs qui feront leurs valises pour revenir dans l’hexagone.

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