Tour de France : qui sont les adversaires des coureurs français pour la victoire finale ?

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Deux coureurs français, Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot, sont en lice pour la victoire, dimanche, sur les Champs-Élysées. Face à eux, ils ont quatre rivaux…

Deux coureurs français candidats à la victoire finale dans le Tour de France à l’entame de la dernière semaine de course : on l’espérait avant le départ de Bruxelles, le 6 juillet dernier, c’est désormais une réalité. Le nom de Thibaut Pinot revenait souvent (avec celui de Romain Bardet, désormais repoussé à plus de 20 minutes au général), celui de Julian Alaphilippe, surtout spécialiste des courses d’un jour, beaucoup moins. C’est pourtant le coureur de la Deceuninck-Quick Step qui portera le Maillot jaune, mardi, à Nîmes, à l’attaque de cette dernière ligne droite du Tour, six étapes jusqu’aux Champs-Élysées, dimanche.

Mais si Alaphilippe est en jaune, et si Pinot (actuel 4ème du général à 1’50 » de son compatriote) a impressionné lors des deux grandes étapes pyrénéennes (vainqueur au Tourmalet, 2ème à Foix Prat d’Albi), quatre autres coureurs ont encore l’espoir de triompher à Paris : le Gallois Geraint Thomas, le Colombien Egan Bernal, le Néerlandais Steven Kruisjwijk et l’Allemand Emmanuel Buchmann. Présentation.

Geraint THOMAS, Grande-Bretagne, 33 ans, Ineos, 2ème à 1’35 »

Pistard d’exception – deux titres de champion olympique de poursuite par équipes et trois de champion du monde -, Geraint Thomas s’est révélé sur le tard comme un candidat possible à la victoire finale sur le Tour de France. Arrivé comme équipier de Christopher Froome l’an dernier, il s’est montré plus fort que son leader, notamment en montagne (deux succès d’étape), pour sceller son premier succès sur le Tour, à 32 ans. Favori logique cette année, malgré des résultats décevants sur la première partie de saison, il a vu sa fin de préparation perturbée par une chute sur le Tour de Suisse, le 18 juin dernier. Solide à La Planche des Belles Filles et dans le chrono de Pau (2ème derrière Alaphilippe), il a concédé du temps lors des deux arrivées au sommet dans les Pyrénées. Toujours très fort en dernière semaine, il reste le favori de beaucoup de spécialistes, dont Eddy Merckx, qui le voit toujours gagnant.

Egan BERNAL, Colombie, 22 ans, Ineos, 5ème à 2’02 »

Le jeune prodige colombien, vainqueur du Tour de l’Avenir 2017, était avant le départ de cette Grande Boucle la deuxième carte dans la manche de l’équipe Ineos (ex-Sky). Il l’est toujours. Et plus que jamais. Le Colombien, plus jeune coureur encore engagé sur ce Tour, ne possède qu’un peu plus de deux minutes de retard sur Alaphilippe (2’02 ») et douze secondes seulement sur Pinot. Auteur d’un début de saison convaincant (victoires sur Paris-Nice en mars et au Tour de Suisse en juin), il a montré à cette occasion qu’il était capable d’aller jusqu’au bout dans une course par étapes. Et les hautes altitudes qui approchent dans les Alpes – six cols à plus de 2.000 m, dont le « toit » du Tour, l’Iseran, qui culmine à 2.770 m – devraient lui convenir, lui qui a été un des seuls à pouvoir soutenir la comparaison avec Pinot dans les Pyrénées (+8″ au Tourmalet, +18″ à Foix Prat d’Albi). Après Nairo Quintana (2ème du Tour en 2013 et 2015) et Rigoberto Uran (2ème en 2017), la Colombie a un nouvel espoir de gagner le Tour…

Steven KRUIJSWIJK, Pays-Bas, 32 ans, Jumbo-Visma, 3ème à 1’47 »

Si les Ineos sont en position de force dans le Top 5, c’est peut-être Steven Kruisjwijk qui possède l’équipe la plus forte. Signe supplémentaire de la force des Jumbo-Visma sur ce Tour de France (déjà quatre victoires d’étapes), le Néerlandais aux larges épaules a en effet pu compter sur le soutien de ses équipiers George Bennett et Laurens de Plus jusque très tard dans les montées pyrénéennes. On a vu les deux coureurs assurer un tempo très soutenu dans le Tourmalet pour leur leader et il pourrait être très utile dans la bataille tactique qui s’annonce dans les Alpes. Après avoir résisté samedi, Kruisjwijk a néanmoins concédé du temps, dimanche, à Foix, finissant dans la roue de Thomas. Coureur méconnu du grand public français, il ne compte pas de grand succès à son palmarès, mais plusieurs places d’honneur sur les grands Tours (5ème du Tour et 4ème de la Vuelta l’an dernier, 4ème du Giro 2016). Et si c’était son année ?

Emmanuel BUCHMANN, Allemagne, 26 ans, Bora-Hansgrohe, 6ème à 2’14 »

Il est avec Julian Alaphilippe la grande surprise du Top 10 du Tour. On connaissait les qualités du longiligne Allemand en montagne, mais de là à le voir dans les candidats à la victoire finale dans le Tour à une semaine de l’arrivée… Et pourtant, 4ème au Tourmalet puis à Foix Prat d’Albi, le coureur de l’équipe Bora-Hansgrohe, qui n’a jamais fait mieux que 12ème sur un grand Tour (Vuelta 2018), a montré une belle constance dans les enchaînements de cols, ce qui sera forcément un atout lors des étapes alpestres. Il peut lui aussi compter sur un team très solide, avec les Autrichiens Patrick Konrad ou Gregor Mühlberger. L’équipe Bora en vert (Peter Sagan) mais aussi en jaune sur les Champs-Élysées, cela vaut une énorme cote, mais ce Tour est si fou…

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Professeur de français, je suis également rédactrice pour lenouvelhebdo.fr. J'écris principalement pour la partie économique qui m'intéresse particulièrement, mais il m'arrive aussi de poster sur d'autres sujets au gré de mes envies.

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