Trois offres ont été déposées pour la reprise d’Ascoval

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Trois offres et deux « marques d’intérêt » ont été déposées lundi pour la reprise de l’aciérie Ascoval, un peu plus d’un mois après la défaillance d’Altifort.

Trois offres avec conditions suspensives ont été déposées pour la reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, dans le Nord, et ses 281 salariés, tandis que deux autres candidats potentiels ont manifesté leur intérêt pour l’usine, a-t-on appris lundi auprès de Bercy. Le tribunal de grande instance de Strasbourg avait accordé le 27 février un nouveau sursis d’un mois à l’aciérie, après la défaillance d’Altifort, incapable de réunir les fonds nécessaires. Il doit se prononcer mercredi sur le sort de l’entreprise.

Deux offres particulièrement crédibles

« Trois offres de reprise et deux marques d’intérêt ont été déposées lundi matin auprès des organes » en charge de la procédure, a indiqué un porte-parole de Bercy à l’AFP. « Ces offres sont encore assorties à ce stade de conditions suspensives », a-t-on ajouté.

D’après une source proche du dossier, deux offres, déposées par le sidérurgiste britannique British Steel et le spécialiste italien des aciers spéciaux Calvi Networks, sont jugées comme particulièrement crédibles. Elles prévoient la reprise totale de l’activité et du personnel.

Une troisième offre, déposée par Secufund Industry, prévoit une reprise partielle des salariés et une modification de l’activité. Les marques d’intérêt ont été formulées via des lettres d’intention par l’industriel Pascal Cochez et par un groupe hollandais qui souhaite disposer de plus de temps pour étudier le dossier. D’après une source proche des discussions, la justice devrait accorder un délai supplémentaire de « quelques semaines », peut-être jusqu’à « courant mai », pour se prononcer.

 

En attente d’un repreneur depuis plus d’un an

« L’État, la région des Hauts-de-France et les collectivités locales vont travailler rapidement avec l’administrateur judiciaire pour permettre à ces offres préliminaires de devenir des offres fermes », a assuré Bercy à l’AFP. « L’intérêt porté à l’usine d’Ascoval, quelques semaines seulement après l’échec du projet d’Altifort, confirme la qualité et l’intérêt de cette usine », a ajouté Bercy, qui salue « l’attitude très responsable du personnel de l’aciérie ».

Créée en 1975 par Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l’aciérie de Saint-Saulve attend un repreneur depuis la liquidation judiciaire en février 2018 du groupe Asco Industries, auquel le sidérurgiste Vallourec avait cédé 60% de l’usine, tout en conservant 40% des engagements de commandes.

Un premier projet de reprise, porté par le groupe franco-belge Altifort, a échoué en février, l’entreprise n’ayant pas réussi à réunir les fonds nécessaires à l’opération.

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