Vendée : indignation après un tag sur la permanence d’une députée décédée

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Un tag « Vérité pour Steve » a été découvert sur la devanture de la permanence de la députée LREM-MoDem Patricia Gallerneau, morte le 7 juillet.

La permanence de la députée LREM-Modem Patricia Gallerneau, morte le 7 juillet, a été taguée le weekend dernier à La Roche-sur-Yon avec un texte faisant référence au décès de Steve Maia Caniço à Nantes, un acte dénoncé par plusieurs élus vendéens. « Vérité pour Steve » a été écrit sur la devanture de cette permanence, située place de la Vendée, à La Roche-sur-Yon. Mme Gallerneau est décédée le 7 juillet des suites d’une longue maladie.

« Aucune valeur morale et civique ! »

L’inscription évoque l’affaire Steve Maia Caniço, un jeune homme disparu durant une opération policière controversée lors de la Fête de la musique à Nantes et dont le corps a été retrouvée fin juillet. Plusieurs enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de sa mort.

Le député vendéen LREM Pierre Henriet s’est dit « totalement choqué de l’indécence et de l’irrespect de ceux qui ont tagué la permanence de (sa) défunte collègue Patricia Gallerneau ». Dans son message sur Twitter, il a poursuivi en écrivant : « Pour en être au point de salir son honneur et le recueillement de ses proches, il faut vraiment n’avoir aucune valeur morale et civique ! ».

Une quinzaine de permanences dégradées

Son collègue le député LREM Stéphane Buchou a lui condamné « avec la plus grande fermeté ces actes odieux et scandaleux ». « Réclamer justice suppose le respect de l’institution judiciaire. Dès lors, la meilleure justice à rendre à Steve est de laisser la justice travailler », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat, a également fait part de son indignation sur Twitter. « Permanence de l’ancienne députée défunte Patricia Galerneau taguée : la bêtise n’a pas de limite ! », a-t-il écrit.

Une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti LREM ont été ces dernières semaines emmurées ou taguées après la ratification du Ceta, voire saccagées comme à Perpignan en marge d’une manifestation de « gilets jaunes », suscitant une condamnation de l’ensemble de la classe politique. Née à Paris en 1954, Patricia Gallerneau, retraitée de la fonction publique, avait été élue députée en 2017. Elle était membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale.

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