Wall Street ouvre en baisse

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Wall Street a démarré en baisse vendredi, affectée par la progression sensible des salaires dévoilée dans un rapport mensuel sur l’emploi américain, suggérant de nouvelles hausses de taux d’intérêt.

Vers 13H45 GMT, l’indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,27% à 25.925,06 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, lâchait 0,31% à 7.898,16 points.

L’indice élargi S&P 500 reculait de 0,28% à 2.869,85 points.

La place new-yorkaise avait terminé en ordre dispersé jeudi, sous la pression d’un nouveau plongeon des valeurs technologiques et d’une chute du cours des entreprises liées au secteur de l’énergie après un recul marqué du prix du pétrole: le Dow Jones avait gagné 0,08% tandis que le Nasdaq avait perdu 0,91%.

L’économie américaine a continué à embaucher fortement en août, dépassant les attentes des analystes, et le taux de chômage est resté stable.

Les salaires ont parallèlement nettement augmenté, de 2,9% sur un an. Il s’agit de la plus forte progression depuis juin 2009.

Ce dernier élément pesait sur les indices boursiers vendredi à l’ouverture.

«La croissance des salaires devrait être vue comme une bonne nouvelle, or elle suggère que la Banque centrale (Fed) va continuer à augmenter ses taux», a commenté Patrick O’Hare de Briefing.

Cette anticipation est perçue négativement par les investisseurs dans la mesure où cela suppose un renchérissement du coût des emprunts des ménages et des entreprises américains et des potentiels effets négatifs sur les profits de ces sociétés et sur la croissance.

«Les salaires n’augmentent pas suffisamment pour vraiment inquiéter la Fed. Mais l’anticipation d’une poursuite de leur progression, en raison du recul du chômage, justifie les futures hausses de taux d’intérêt» de l’institution, ont affirmé les analystes de Pantheon Macro.

Après deux hausses de taux cette année, la probabilité d’un relèvement d’un quart de point de pourcentage (0,25%) des taux d’intérêt lors de la prochaine réunion de la Fed du 26 septembre s’élève désormais à 99% et un deuxième relèvement est anticipé à 74% pour la réunion du 19 décembre, selon les contrats à terme sur les marchés.

En réaction à ces anticipations, le marché obligataire se tendait nettement: le taux à dix ans sur la dette américaine montait à 2,934% contre 2,873% à la clôture jeudi, et celui à 30 ans à 3,102% contre 3,053%.

La séance était également marquée par le plongeon de l’action Tesla (-8,44%) après le départ de son chef comptable, moins d’un mois après son recrutement et alors que son patron, Elon Musk, faisait de nouveau fait parler de lui avec une interview déjantée au cours de laquelle il est apparu buvant du whisky et fumant du cannabis.

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